
Note : 4/5
Le ton est donné dès les premières pages du livre alors que Scott Carey est pourchassé par une araignée gigantesque qui cherche à en faire son repas. C’est donc avec beaucoup de rythme que Richard Matheson nous fait connaître l’histoire de ce personnage, cet homme à la vie banale qui, malheureusement, après avoir été en contact avec un nuage radioactif, rétrécit d’un septième de pouce par jour. Ici, aucune description scientifique complexe, seulement une histoire simple pour une situation qui est pourtant très compliqué pour cet homme.
Au fil du récit, on comprend comment Scott fut fait prisonnier dans la cave de sa propre maison… attendant la mort ou une occasion de faire savoir à sa femme et sa fille qu’il est encore vivant, bien que minuscule. Alors qu’il est réduit à presque rien, il se bat pour survivre dans ce monde où les menaces viennent de partout, dans ce même monde qui est maintenant si différent pour lui.
Cette histoire, qui tourne autour du personnage principal uniquement, nous immerge avec une aisance surprenante, ce qui rend le récit encore plus impressionnant. Les émotions que peut ressentir Scott au fil des jours sont très bien comprises, même si quelques fois celles-ci sont négatives, et il est donc facile de s’identifier et de s’attacher à lui.
L’homme qui rétrécit, un classique écrit en 1956, nous fait découvrir notre propre monde, mais d’une façon totalement différente. À lire et à relire !
22/03/2010