CONTRE DIEU
    .:: Patrick Senécal
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107 pages

ISBN :
978-2-923603-83-4

Que se passe-t-il dans la tête d’un homme lorsqu’il perd, tout d’un coup, toutes ses raisons de vivre ? Quand tout ce qu’il a construit s’effondre? Que se passe-t-il quand on ne comprend pas pourquoi le sort s’acharne sur nous? Qu’est-ce qui nous retiens, maintenant que tout est fini, qu’on n’a plus rien, de ne pas devenir monstrueux ? Sur quoi construit-on sa vie lorsque plus aucune morale ne trouve prise sur nous ?
Ta maison devient trop grande, tes amis commencent à t’énerver, tu disparais, tu te caches, tu coupes les ponts avec ta réalité, tu n’as même plus envie de voir ta propre famille. Tu ne cherches aucune aide, tu ne cherches personne. Tu ne veux plus rien. Tu as des idées noires, très noires. Et tu te mets à chercher un responsable. Et finalement, tu le trouves... Mais tu ne peux rien contre Lui.
Patrick Senécal nous livre ici un roman fulgurant, un Coup de tête au sens le plus strict du terme !



Commentaire personnel :


Note : 3.5/5

Les éditions Coups de Tête nous offre ici un petit livre qui est une véritable gifle. L’histoire commence sans détour, dès la première page, sans aucune perte de temps. Le superflu est à peine survolé. On est donc propulsé dès le départ dans le récit avec ce personnage principal dont on ne connaît même pas le nom. Le tout est écrit en un seul bloc, sans paragraphes ni chapitres, en plus de ne contenir que très peu de dialogue, ce qui donne au lecteur un sentiment de stress supplémentaire. Qui plus est, le tout est écrit à la deuxième personne. Bref, tout pour décontenancer le lecteur tout au long de sa lecture.

Mais celui qui persiste un temps soit peu se rend compte bien assez vite que l’histoire nous accroche plus qu’on ne pourrait le croire. Il faut le dire, Senécal est un auteur bien spécial. Rien de compliqué, rien de très gros. Ici, on ne compte qu’à peine plus d’une centaine de pages de lecture. Mais peut-on vraiment se fier à l’épaisseur d’un livre pour en juger sa qualité ? La narration, bien que très simple, est tout de même riche… et noir.

La conclusion, tout de même surprenante, laisse une impression de nostalgie. On ne peut s’empêcher de se poser des questions, on ne peut s’empêcher d’être complice avec ce personnage à qui la vie ne veut plus rien dire. On ne peut s’empêcher de s’imaginer à sa place, d’imaginer quelles seraient nos propres réactions si un jour le bonheur nous tournait le dos…

En bref, un excellent livre, mais très court. Rien d’élaboré, rien de trop compliqué. On peut presque dire qu’il a probablement été écrit… sur un coup de tête !

28/05/2011

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