
Note : 3.5/5
«Le crime de penser n'entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort.» Cette phrase écrite par le personnage principal démontre très clairement ce qu’est devenue la vie dans ce futur inventé par George Orwell - un monde totalitaire qu’on ne peut s’empêcher de comparer à celui d’Hitler ou de Staline. L’imposition de la pensée unique du Parti envers une population totalement incapable de comprendre quoi que ce soit et la manipulation facile qu’à ce même Parti envers ces citoyens - qui ne sont nullement au courant de leur propre histoire - témoigne de l’importance de la connaissance générale pour assurer une liberté de vivre. Cette connaissance qui est la meilleure « arme » pour garantir les valeurs humaines… Ce livre porte donc certes à réfléchir.
Mais l’histoire, bien intéressante dans son ensemble, est malheureusement quelques fois appesantie par certaines longueurs. J’ai donc aimé ce livre, mais sans plus. J’y ai passé de bons moments, mais je m’attendais à quelque chose de mieux, peut-être à cause des nombreux commentaires positifs à son endroit. Néanmoins, je ne peux me résoudre à lui donner une mauvaise note compte tenu de sa grande qualité narrative. Sûrement qu’avec une relecture, ma perception serait meilleure puisque je saurais alors à quoi m’attendre.
Le récit, qui reste un classique du genre, est bien travaillée et le côté obscur y est très bien représenté. C’est donc un livre profond et cohérent qui attend le lecteur, un roman lourd, voire même déprimant par moment, mais qui reste inoubliable. On en ressort différent, grandi mais épuisé à la fois. On ne peut s’empêcher, en tournant la dernière page, de se dire « et si… »